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Dernier ajout : 28 février 2012.
L’activité de l’équipe s’articule autour de plusieurs thématiques impliquant une riche variété de savoirs, réunis grâce à l’expérience de ces membres.
Composants de l’équipe Transport Moléculaire et Signalisation
Pour vivre, les bactéries doivent échanger des molécules avec l’extérieur. Au cours de l’évolution, elles ont développé d’ingénieux systèmes pour importer et exporter des molécules à travers leurs membranes. Les bactéries pathogènes utilisent ces systèmes afin d’injecter des molécules toxiques dans la cellule cible. Ces systèmes, associés à la virulence, présentent donc un immense intérêt comme cible de lutte contre les infections bactériennes.
Lactococcus lactis, une bactérie Gram+, est largement utilisée dans l’industrie laitière pour la production des produits fermentés et des fromages. L’infection de L. lactis par des bactériophages est donc un problème économique important car ces phages virulents sont ubiquitaires dans l’environnement. Des centaines de phages de L. lactis appartiennent à la famille des siphoviridae, caractérisée par la présence d’un génome à ADN ADN Acide Désoxyribo-Nucléique double brin et d’une longue queue non contractile. Nous étudions le système d’arrimage de ces phages à leur hôte et, plus particulièrement, la structure tridimensionnelle des ensembles de protéines qui constituent le plateau de fixation (baseplate en anglais). Avec cet objectif, nous utilisons les techniques de diffraction aux rayons X et aussi de microscopie électronique.
Les virus des archées sont connus depuis le début des années 1970. Pourtant, ils n’ont été étudiés en détail que très récemment.Ces virus sont particulièrement intéressants du point de vue évolutif, car leurs hôtes ont des caractéristiques qui les font ressembler à la fois les bactéries et les eucaryotes. Les cellules des archées ressemblant celles des bactéries, on s’attendrait donc à ce que leurs virus ressemblent aux bactériophages. C’est le cas pour la plupart des virus infectant le phylum des euryarchées, mais pas pour ceux des crénarchées. En surprenant contraste avec leur intérêt du point de vue de l’évolution, la biologie des virus des crénarchées demeure largement inconnue. Cette situation reflète le fait que le 50% - 90% des cadres ouverts de lecture (ORF) identifiés dans le génome de ces virus n’ont pas de fonction connue ou présumée.
Les études en biologie du développement basées sur des modèles animaux, ainsi que l’annotation des génomes des métazoaires, ont montré qu’un nombre relativement faible de familles de gènes codant des protéines structurellement proches sous-tendent l’étonnante diversité des plans corporels des animaux. Cette observation pose le problème de la diversité : comment une seule molécule peut atteindre la diversité fonctionnelle et induire différentes effets biologiques ? D’autre part, la plupart des molécules régulatrices partagent certains motifs structuraux et fonctionnels, ce qui pose la question de la spécificité : comment des molécules qui partagent les mêmes propriétés biochimiques similaires peuvent néanmoins contrôler des programmes de développement très spécifiques ?
Les insectes, et en particulier les papillons de nuit (noctuelles), sont de merveilleux instruments d’étude de l’olfaction. Leurs fonctions vitales dépendant majoritairement de l’olfaction, les organes dédiés à ce sens, les antennes sont parfois sur-dimensionnés. Des petites protéines (12-18 kDa) ont été identifiées dans les antennes, capables de lier des molécules odorantes volatiles.